Même si les éleveurs font de la reproduction dans de bonnes conditions pour leurs oiseaux, il n'en reste pas moins que faire se reproduire des oiseaux pour obtenir une mutation que l'on aimerait avoir chez un oiseau, en disposant des oiseaux qui ne répondent pas à ces critères, dans les animaleries, n'a rien de très édifiant!
Un éleveur ou un vendeur en animalerie dispose d'une marchandise vivante et se fout bien de savoir qui achètera cette dite marchandise.
Quand, sur les forums, on recommande aux membres de préférer les éleveurs aux animaleries pour se procurer leurs oiseaux, je crois que l'on se leurre nous-mêmes, parce que finalement ce sont deux vendeurs qui ont une marchandise à fourguer et, selon qu'ils seront plus ou moins honnêtes, l'acheteur se retrouvera avec un oiseau en santé et qui a bien été traité jusqu'à maintenant ou un oiseau dont on se débarrasse sans être trop certain de l'état de santé.
Vendre du vivant devrait être soumis à des lois sévères et, pourquoi ne pas demander qu'il en soit ainsi pour les animaux exotiques (oiseaux, rats, furets, serpents, etc.) de la même façon que pour les chiens et les chats?
Travailler sur des mutations rares ou plus « enrichissantes » et se débarrasser des oiseaux qui ont le malheur d'être nés « ordinaires » n'a rien de très glorieux, surtout quand on sait dans quelles conditions la plupart des éleveurs font de la reproduction (graines sèches et eau....).
Il y a quelque chose de troublant quand on constate, chez les petits éleveurs, l'adoration qu'ils peuvent vouer aux oiseaux qui trouvent grâce à leurs yeux alors que ceux qui n'ont pas cette chance, ne sont que de la marchandise dont on se débarrasse. Est-ce un phénomène de société de consommation, où on recherche « la chose parfaite » et on jette ce qui ne l'est pas à nos yeux?
Il y a quelque chose de troublant quand on constate, chez les petits éleveurs, l'adoration qu'ils peuvent vouer aux oiseaux qui trouvent grâce à leurs yeux alors que ceux qui n'ont pas cette chance, ne sont que de la marchandise dont on se débarrasse. Est-ce un phénomène de société de consommation, où on recherche « la chose parfaite » et on jette ce qui ne l'est pas à nos yeux?
Est-ce qu'on peut vraiment vendre un animal sans savoir qui, en bout de ligne, l'achète?
En complément de lecture, le point de vue de Joanne de la Fondation St-Marseille
En complément de lecture, le point de vue de Joanne de la Fondation St-Marseille
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